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Un site Web, pour quoi faire ?

D’après le dernier rapport de l’INSEE, 54% des entreprises françaises d’au moins 10 salariés disposent d’un site Web ou d’une page d’accueil. C’est encore peu et c’est surtout beaucoup moins que la moyenne européenne qui dépasse les 64%. D’autant que la plupart de ces sites ne sont que de simples vitrines et n’offrent que très rarement d’autres possibilités pratiques (achat, réservation, etc.).

Ce sont avant tout les grandes entreprises qui disposent d’un site Web. 85% des entreprises de plus de 250 salariés sont, en effet, présentes sur Internet. La proportion tombe à 63% pour les entreprises de 20 à 249 salariés, puis à 44% pour les entreprises de 10 à 19 salariés. Cette présence sur Internet dépend également du secteur d’activité. Ainsi, les domaine de la finance et des services TIC sont les plus fréquemment représentés. Les entreprises de commerce, elles, affichent une présence en ligne proportionnelle à leur taille. Plus elles sont grandes, plus elles ont tendance à posséder à 88% un site Internet.

Un site Internet pour faire sa pub

Mais ces sites Internet que proposent-ils réellement ? Sont-ils de simples vitrines ou offrent-ils plus ? En moyenne, 69% des entreprises françaises proposent un catalogue ou une liste de prix. Dans certaines professions (hôtellerie, secteur financier, etc.), la proportion grimpe à plus de 80%. Dans l’ensemble, la présence en ligne d’un catalogue est en forte progression par rapport aux années précédentes, preuve qu’Internet et les nouvelles technologies entrent peu à peu dans les moeurs et commencent à être envisager des véritables outils commerciaux. Ce sont toutefois toujours les TPE/PME qui sont plus enclins à diffuser sur Internet un catalogue de produits ou une liste de prix. 72% des TPE le font contre 62% pour les grosses structures. Seul le secteur du commerce (commerce de détail compris) fait exception à cette règle, avec la présence en ligne d’un catalogue pour plus de 80% des entreprises de ce secteur.

Rien de plus qu’une simple vitrine

Au-delà du catalogue malheureusement, il n’y a pas grand-chose. La possibilité de commander ou de réserver des produits ou des prestations en ligne reste relativement rare. Cela ne concerne que 24% des entreprises disposant d’un site Web. Exception faite encore une fois du secteur hôtelier et des services financiers. Dans ces conditions, il n’est très étonnant de constater que le paiement en ligne est lui aussi peu répandu et n’est proposé que par 11% des entreprises hexagonales. Mais la progression est intéressante puisqu’en 2007, seuls 4% des sites des entreprises offraient cette possibilité. En ce qui concerne les options de personnalisation des sites, elles sont proposées par 40% des sites des établissements bancaires et des assureurs, mais restent largement sous-exploitées dans les autres secteurs d’activité.

Des options encore inexploitées

Ainsi, malgré toutes les technologies mises en oeuvre pour faciliter les échanges et encourager les achats en ligne, seulement 13 % des entreprises d’au moins dix salariés déclarent avoir reçu des commandes de biens ou de services par voie électronique, via un site web ou par l’échange de données informatisées. Encore une fois, ce sont les hôtels et les restaurants qui vendent le plus souvent par ce biais, alors que paradoxalement ce sont eux qui achètent le moins en ligne (19%). Du côté des offres et demandes d’emploi, ça commence à bouger un peu puisque 21% des sites Internet des entreprises gèrent ce type de données.

Enfin, l’INSEE note qu’une partie des entreprises, généralement les plus petites, abandonnent leurs sites Web en cours de route. La maintenance, l’actualisation ou la modernisation d’un site ont, en effet, un coût que les TPE peuvent sans doute moins facilement soutenir que les plus grandes entreprises, surtout lorsque le site en question n’offre que peu de possibilités pratiques, en plus de la simple présentation de l’entreprise.

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