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Les logiciels libres s’installent dans les disques durs

Sur les ordinateurs de l’Assemblée nationale, l’environnement Windows a été remplacé par Linux, un système d’exploitation libre. La gendarmerie nationale a équipé 70 000 postes avec Open Office, une suite bureautique libre comparable à Microsoft Office et ses logiciels Word ou Excel. Plus largement, alors qu’Internet Explorer, le logiciel de navigation de Microsoft, représentait 85 % des connexions au Web en 2005, il ne concerne plus aujourd’hui que 60 % d’entre elles. Les logiciels libres accélèrent. Et un marché se développe.
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« Il y a eu une adaptation silencieuse », explique Philippe Pary, administrateur de l’association April (qui promeut et défend les logiciels libres). « Désormais, 60 % de l’Internet tourne avec les logiciels libres. Il est impossible de consulter une page Web sans qu’ils n’interviennent à un moment. On ne s’en rend pas compte. Mais avec des suites bureautiques comme Open Office ou des logiciels de navigation Internet comme Firefox, les logiciels libres deviennent visibles aux yeux des utilisateurs. » Ces logiciels sont mis au point par des communautés. Des passionnés d’informatique, presque toujours des bénévoles, même si certains salariés consacrent tout ou partie de leur temps au développement de logiciels libres.

« Le marché devrait progresser de 30 % cette année », précise Philippe Pary. Difficile d’évaluer le nombre de salariés dans la région, mais ils pourraient être environ cinq cents avec les entreprises « pure player » (Neoweb, Webpulser, Acipia, Audaxis…) et les acteurs plus classiques de l’informatique qui développent une activité d’« open source » (Atos, IBM…). Ces sociétés ne vendent pas de licence sur ces logiciels qui, par définition, sont libres d’utilisation. Mais proposent toute une gamme de services associés, comme le support, la maintenance, la formation… « On n’en est plus aux balbutiements. On est dans l’industrialisation », estime Gabriel Foin, ingénieur commercial chez Alter Way à Lille (lire ci-dessous).

Pour Quentin Tousart, qui a créé Webpulser à Roubaix, la crise pourrait même profiter à l’« open source » : « Avec la crise, les entreprises cherchent des alternatives. Elles testent. À la reprise, le marché pourrait se développer d’au- tant plus. »

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