oXfoZ, webagency experte en technologies open-source

Open source : l’abondance du choix

La rédactrice en chef de Linux Today, Carla Schroder, vient de publier un article en anglais intitulé « Ubuntu n’est pas notre sauveur », où elle aborde un problème qui n’en finit pas d’alimenter les longues discussions entre partisans de l’open source : la fragmentation des distributions Linux et des logiciels libres en général.

A-t-on vraiment besoin de plusieurs suites bureautiques ? De plusieurs distributions Linux ? De plusieurs navigateurs ? La question mérite d’être posée. Il n’y a aucun doute, devoir effectuer un choix est plus difficile que ne pas avoir à le faire. Il faut se renseigner, se documenter, essayer plusieurs solutions avant de se décider. Les choses semblent bien plus simples pour qui n’a pas à faire de choix.

Mais qu’est-ce que la communauté open source a à gagner en multipliant les options ? La réponse tient en deux mots : concurrence et innovation.

La concurrence est bonne pour les utilisateurs

L’histoire de l’informatique regorge d’exemples démontrant à quel point la concurrence est nécessaire si l’on veut bénéficier de logiciels de qualité à des prix corrects. En effet, dès qu’un acteur devient dominant dans un secteur, la dépendance des clients augmente, les prix montent, l’innovation se fait moins fréquente.

L’innovation est essentielle en informatique

Mais ce qui est peut-être le plus important, c’est que la multiplication des options est un facteur d’innovation. Bien sûr, il y a de l’innovation aussi dans le monde du logiciel propriétaire, avec des entreprises qui investissent dans le développement de logiciels, mais il y a dans le logiciel libre une autre sorte d’innovation, distribuée et participative.

En effet, chacun peut reprendre du code libre, y ajouter la fonction qui manque voire lancer un projet concurrent. Nul besoin de trouver un « business model » ni un marché, nul besoin de signer un contrat. Si l’envie et les capacités sont là, il n’y a rien de plus simple que d’élaborer une nouvelle fonction chez soi ou dans l’entreprise utilisatrice. On peut bien sûr partager cette innovation, quitte à la voir reprise dans un autre projet…

Un compromis favorable

Alors oui, il y a un coût associé au choix, mais si c’est le prix à payer pour disposer d’outils plus innovants et meilleur marché ainsi que d’une plus grande indépendance vis-à-vis des grands éditeurs, alors le compromis est plus qu’acceptable.

source et suite de l’article