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L’INPI interdit une publication sur le logiciel libre (ô ma belle censure…)

Isabelle Vodjdani,qui avait préparé un texte sur le libre à l’occasion d’une exposition sur la propriété intellectuelle et la contrefaçon, a été sommée de ne pas publier ledit texte…

L’INPI vit des dépôts de brevets et autres fermetures intellectuelles. En effet, lorsqu’un auteur ou chercheur dépose un brevet, il doit addresser un chèque à l’INPI, afin de valider son acquis et faire devoir ce qui lui revient, apparemment, de droit (Combien disent être inventeurs, alors qu’ils ne sont que des breveteurs-espions…)

Quatre jours avant une exposition consacrée à la contrefaçon, et dont un aperçu des propos qui pourront y être tenus sont visibles ici, l’institut a tout simplement prié Isabelle Vodjdani de ne pas diffuser son texte sur le logiciel libre. Que faut-il y voir?

Certains diront qu’il est logique de leur part de refuser ce texte, étant donné que l’INPI vit des dépôts de brevet. Mais la question est surtout, que comme l’auteur elle-même le dit :

« Une exposition aux intentions pédagogiques sur la Propriété Intellectuelle, décrit toutes les formes de contrefaçon mais censure les informations se rapportant aux pratiques licites du Libre et de l’Open-Source. Si on avait voulu faire l’apologie des pratiques illicites on ne s’y serait pas mieux pris ! »

Nous pouvons donc y voir une simple volonté de réduire le libre au silence, et garder le peuple dans l’ignorance à ce sujet. Déplorable attitude seulement guidée par des intérêts financiers. Et d’ailleurs sur le blog de l’article, publié tout de même par Isabelle Vodjdani, un doctorant en informatique qui a déjà eu comme intervenants en cours des membres de l’INPI nous explique clairement que pour l’institut en question, le libre n’est pas un modèle à adopter, et qu’il faut breveter à tout va, de façon à capitaliser au maximum.

Là, c’est beaucoup plus gênant, car si l’INPI diffuse ce genre d’idées au sein même de l’enseignement supérieur, le monde du libre se doit d’être indigné, voire de réagir. Qu’en dira l’April? Affaire qui risque de faire un peu de bruit…