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SugarCRM : une introduction en bourse pour 2013 ?

Observateur de l’industrie du CRM depuis plusieurs années, au sein du cabinet The 451 Group où il a couvert comme analyste les marchés du Software-as-a-service, de la Business Intelligence et des applications open source, Martin Schneider est aujourd’hui en charge du marketing chez SugarCRM.

Pourquoi avez-vous opté pour ce modèle alliant les notions Open Source et Commercial, apparemment antinomique ?

En 2004, SugarCRM était une application open source, et disposait déjà d’une petite communauté. La problématique consistait à savoir comment construire un modèle économique sur une application open source. En effet, si une société comme RedHat peut se contenter de fournir des services du support, il en va autrement pour des applications CRM. En effet ces applications nécessitent de la personnalisation, des fonctions spécifiques évoluées, une protection pour ces données sensibles… Nous avons donc développé un modèle de souscription, sur la base de l’Open Source commercial. Aux côtés de versions Pro et Enterprise, nous nous maintenons cependant une Community Edition en mode open source. Cette version libre et disponible sur SugarForge, car nous souhaitons que chacun ait le choix. Généralement, les utilisateurs choisissent la version Pro ou Enterprise pour pouvoir disposer de plus de fonctions, et du support.
Nous avons nous-mêmes conçu et développé le code de l’origine, et tout membre de la communauté peut créer des fonctions ou des modules. Aujourd’hui, nous enregistrons très peu de contributions, et la communauté sert essentiellement à réaliser des tests et à nous renvoyer des impressions pour nous aider à fixer nos objectifs. Une approche qui permet d’accélérer la mise sur marché de la solution. Puisqu’en cinq ans de développement, SugarCRM est devenu l’équivalent d’une solution développée en 20 ans, et se montre plus stable et plus mature. Véritable plate-forme, SugarCRM a également permis à un écosystème de partenaires de se développer, dont certains apportent plus de valeur ajoutée avec des fonctions ou des modules, comme la gestion des ressources humaines –entre autres.

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