
L’iPhone est désormais incontournable. Même s’il ne s’est vendu qu’à 40 millions d’exemplaires en deux ans, sur un marché où il se vend plus d’un milliard de téléphones par an, le téléphone d’Apple est rapidement devenu numéro un, devant Nokia, Windows Mobile et RIM, le fabricant du Blackberry, coqueluche des cadres. Son succès, l’iPhone le doit à sa simplicité d’utilisation, notamment pour l’accès à Internet, ses fonctions multimédia (audio, vidéo), et son écran multi-touches. Le plus remarquable est qu’il n’aura fallu qu’un an à la filière logicielle pour créer 50 000 applications (jeux, outils de productivité, pilotage d’appareils à distance, multimédia…) dédie exclusivement à l’iPhone. Apple a de nouveau accentué son avance sur ses concurrents, en dévoilant mi-juin l’iPhone 3G S.
Facile de créer des applications pour iPhone ?
« Ce qui est formidable, c’est que toutes ces innovations matérielles et logicielles sont facilement accessibles, grâce aux outils fournis par Apple. Ce qui nous a permis de créer en un temps record (3 mois) et pour un faible coût (juste 3 programmeurs), des applications visuellement riches et autrement plus interactives que sur n’importe quel autre appareil », explique Bart Decrem, le co-fondateur de Tapulous, l’éditeur de Tap Tap Revenge. Un joli coup pour cet entrepreneur de 41 ans, auparavant « entrepreneur en résidence » (embauché par une firme de capital-risque comme consultant pour les aider à identifier des start-ups intéressantes) chez Doll Capital Management.
Tap Tap Revenge est aujourd’hui le jeu le plus populaire sur le téléphone d’Apple : téléchargé 12 millions de fois depuis son lancement le 13 juillet 2008, dont 300 000 fois en version premium (99 cents, il a généré plus d’1 million de dollars.
« Un exploit qui aurait été impossible à réaliser sur des plateformes mobiles rivales comme Brew (Qualcomm), Java, Symbian (Nokia) ou Windows Mobile », estime l’entrepreneur belge installé à San Francisco, et dont l’entreprise travaille désormais exclusivement sur l’iPhone.
Une appli iPhone GPS comme vitrine pour MotionX
Une autre raison du succès de l’iPhone vient de son modèle de distribution de ces applications. « En fait, il n’y a rien d’autre à faire autre que de soumettre son application à Apple et d’attendre qu’elle soit ajouter à l’iTunes Store, pour ensuite voir les premiers téléchargements et recevoir son chèque à la fin du mois », souligne Philippe Kahn, le co-fondateur de MotionX, l’éditeur d’une application GPS sur iPhone, lancée en octobre 2008, qui s’est déjà vendue à plusieurs millions d’exemplaires. Vendue à 2,99 $ l’unité sur l’App Store. Faites le calcul…
« L’ironie du sort est que nous avons créé notre application iPhone comme une vitrine pour notre moteur d’intelligence artificielle que l’on vend aux fabricants de matériel et non pas pour gagner de l’argent, puisque nous n’avions aucune compétence particulière pour développer pour iPhone », ajoute le serial entrepreneur (entrepreneur en série) français, basé dans la Silicon Valley et qui a fondé Borland, Starfish et plus récemment Lightsurf.
Une expérience similaire vécue par un autre entrepreneur français de San Francisco, Benoit Bergeret, le Pdg d’une jeune pousse spécialisée dans le mobile (Qipit). « Notre logiciel de capture et de partage d’image fonctionne sur des téléphones simples dit feature phones. Mais nous avons décidé d’en créer une version pour l’iPhone tout simplement pour profiter du buzz incroyable qui est fait autour de cet appareil, » confie-t-il.
Publier son application iPhone
Alors le secret pour percer sur l’iPhone? D’abord maîtriser le langage de programmation d’Apple, Objective-C, le même utilisé sur les Mac. Puis payer les 99 dollars à Apple pour le kit de developpement de l’iPhone, un ensemble d’outils qui donne accès aux fonctions internes de l’appareil. Et enfin, publier son application sur l’iTunes Store.
Mais dans le cas ou vous n’avez pas les compétences nécessaires au sein de votre entreprise ou n’avez pas les moyens d’investir dans l’apprentissage d’un nouveau langage informatique, la jeune pousse de Hong-Kong MotherApp propose une alternative intéressante. « Pour 1 000 dollars, notre service crée une application iPhone à partir d’un site Web. La seule connaissance à avoir est de savoir construire une page Web », explique Ken Law, son Pdg qui compte notamment plusieurs banques comme clientes de son service.
Alors, que cela soit à des fins promotionnelles (pour le buzz) ou parce que votre activité touche, de près ou de loin le Web mobile, créer une application pour l’iPhone est aujourd’hui devenu évident.
Apple et son App Store n’en finit pas de faire des émules. C’est cette fois Sun qui vient d’annoncer l’ouverture de son Java Store. Cet espace rassemblera toutes sortes d’applications développées en Java et JavaFX comme des jeux, des utilitaires ou des outils destinés aux réseaux sociaux.
Pour l’instant, le Java Store n’est accessible qu’aux usagers et développeurs américains sous la forme d’une bêta privée à laquelle il faut s’inscrire. La version bêta publique devrait arriver cet été annonce Sun.
A l’heure actuelle, les applications disponibles sont toutes gratuites d’après la FAQ du site. Mais Sun précise bien que ce magasin en ligne doit permettre aux développeurs de toucher l’immense base installée d’ordinateurs et de terminaux compatibles Java estimée à quelques 7 milliards d’unités.
Après les Etats-Unis, le Java Store ouvrira dans d’autres pays en 2010.
Apple vient de recenser un milliard de téléchargement depuis sa plate-formes d’applications mobiles App Store pour l’iPhone et l’iPod Touch. Et ce, alors que la plate-forme n’a pas encore soufflé sa première bougie. C’est un internaute de 13 ans situé dans l’Etat du Connecticut qui a réalisé Le téléchargement qui a permis de franchir cette barre symbolique.
L’App Store a été développé afin de permettre à la « marque à la pomme » de maîtriser les applications mises à disposition des détenteurs d’iPhone et d’iPod Touch et d’offrir aux développeurs une plate-forme et un canal de distribution uniques de leurs logiciels.
Lors de la conférence des développeurs Microsoft Mix 09, la semaine dernière à Las Vegas, le lancement du Web Platform Installer 2.0 en version bêta est passé relativement inaperçu. Perdu au milieu du pilonnage médiatique opéré pour le lancement des grosses machines de l’éditeur comme son dernier navigateur IE8, ou son moteur d’exécution graphique Silverlight 3 en version bêta.
Et pourtant, cette seconde version de sa plate-forme de développement Web rapide, apporte son lot de nouveautés.