La Fondation Mozilla vient d’annoncer la disponibilité en téléchargement de la version bêta de Firefox 3.6 pour Windows, Mac OS et Linux et dans 53 langues.
Initialement prévue la veille du lancement de Windows 7, la sortie du navigateur avait été repoussée. Il a justement été adapté au nouvel OS de Microsoft pour prendre en charge la visualisation des pages et des onglets dans la barre des tâches ou encore supporter les Jump Lists. Mozilla explique que Firefox 3.6 est aussi plus rapide à démarrer et plus réactif. Il utilise la version 1.9.2 du moteur de rendu Gecko. Le moteur JavaScript, l’HTML 5 et le cryptage CSS 3 ont été optimisés.
Mais le changement le plus visible est sans conteste la possibilité de personnaliser l’interface grâce aux nombreux « skins » Personas issus du Mozilla Labs. Autre nouveauté appréciable, le système d’alerte lorsqu’une mise à jour est disponible pour l’une des extensions installées.
La version finale de Firefox 3.6 est programmée pour la fin de l’année.
La version 3.7 de Firefox, attendue pour le deuxième semestre 2010 devrait s’essayer nativement à la 3D via le moteur de rendu Gecko. Le navigateur de la Fondation Mozilla devrait pour cela faire appel à la technologie WebGL, qui permet d’exploiter par l’intermédiaire du JavaScript, des commandes OpenGL ES 2.0 depuis un navigateur.
Le moteur de rendu Webkit, exploité par Google Chrome et par Safari d’Apple, a déjà intégré WebGL, offrant ainsi d’afficher des animations en trois dimensions sans avoir à installer un plugin ou une carte graphique très puissante.
Si cette technologie dans Firefox reste pour le moment l’apanage des développeurs via une version test, Vladimir Vukicevic, qui a aidé à l’installation de WebGL dans Firefox, propose sur son blog un exemple d’animation en 3D réalisée à partir de cette technologie.
Premièrement, il faut savoir qu’à partir de la prochaine version majeure de Firefox, Tiger ne sera plus supporté. En effet, la branche actuellement en développement de Gecko (1.9.3), le moteur de rendu de Mozilla, n’est plus compilée pour Mac OS X 10.4.
Les développeurs comptent se concentrer uniquement sur certains aspects et nouveautés permis par Leopard et Snow Leopard. On pourra citer par exemple l’utilisation systématique de GCC 4.2 (au lieu de la version 4.0) et le SDK de Leopard. Ils peuvent également utiliser des structures intéressantes en termes de rendu, comme CoreText et plus généralement d’autres composants liés à Cocoa, notamment pour l’impression et le support international pour les entrées au clavier.
Ensuite, il faut rappeler que la première version 64 bits à être officiellement distribuée par Mozilla sera dédiée Leopard et Snow Leopard. Il y a toutes les chances du monde pour que le support du Power-PC soit enlevé à ce moment-là. L’image disque du navigateur ne contiendrait alors plus que le code binaire pour l’architecture x86_64. Il a également été indiqué que des « nightly builds » seraient bientôt proposées pour tester cette version 64 bits.
Dans le cadre de son processus de maintenance, la fondation Mozilla livre les versions 3.5.3 et 3.0.14 de son navigateur Firefox. Il s’agit de corriger plusieurs problèmes de stabilité dont la liste complète pourra être consultée ici pour Firefox 3.5.3 et là pour Firefox 3.0.14. Dans ces listes, on trouvera également trace de la correction de problèmes de sécurité.
Les problèmes de sécurité résolus sont partagés par les deux versions pour quatre d’entre eux, la version 3.0.14 ayant droit à la correction supplémentaire d’un problème qualifié de modéré. Parmi ces quatre bugs de sécurité corrigés, trois sont qualifiés de critiques et un de bas.
Vérification de Flash Player
Ces versions 3.5.3 et 3.0.14 inaugurent également une petite nouveauté puisqu’après mise à jour et premier lancement, Firefox prévient l’utilisateur si sa version de Flash Player est à jour. La vérification s’effectue via une page Web et le cas échéant, un lien dirige l’utilisateur vers le téléchargement de la dernière version de Flash Player.
La fondation Mozilla estime que des versions obsolètes de plugins représentent un risque important de sécurité avec également des problèmes potentiels de plantage et de stabilité. Flash Player d’Adobe essuie les plâtres du fait de sa popularité, alors que selon des chiffres cités par Mozilla, 80 % des utilisateurs disposent d’une version non à jour. Mozilla a toutefois déjà annoncé son intention de travailler avec d’autres éditeurs de plugins pour proposer un mécanisme de vérification similaire.
Finalement, le cap du milliard aura été franchi plus vite que prévu. Alors que nous évoquions un passage plutôt courant août, c’est en réalité hier, en fin de journée, que le navigateur web Firefox a enregistré son milliardième téléchargement depuis les serveurs Mozilla. C’est une belle victoire pour la fondation Mozilla qui avait lancé la première version stable du logiciel le 9 novembre 2004.
Depuis cette version 1.0, le navigateur aura bien évolué, à la fois d’un point de vue technique, mais aussi sur un plan plus commercial, puisque en quelques années, Firefox s’est retrouvé être un véritable challenger pour l’ancien navigateur de Microsoft, Internet Explorer. Au point d’être même une menace dans certaines régions du monde, comme en Europe où les parts de marché d’IE ne cessent de reculer au profit de navigateurs plus performants.
La première mise à jour de maintenance de Firefox 3.5 est encore toute récente, et elle a notamment permis le comblement d’une vulnérabilité de sécurité JavaScript dans le compilateur Just-in-Time.
Quelques heures après l’annonce officielle de la disponibilité de Firefox 3.5.1, plusieurs rapports ont fait surface sur la Toile pour confirmer une nouvelle vulnérabilité dans le navigateur. En l’occurrence, cette vulnérabilité a en réalité été publiée la vielle de la sortie de Fx 3.5.1 et affecte également les versions antérieures du navigateur dans sa branche 3.x.
Ladite vulnérabilité est liée à un problème au niveau de la manipulation par la méthode JavaScript document.write() de longues chaînes de caractères Unicode. Une preuve de concept est disponible, et l’exploitation de la vulnérabilité de type dépassement de pile à distance peut conduire à l’exécution de code arbitraire ou à défaut à une attaque par déni de service.
Firefox 3.5 : toujours plus vite sur JavaScript
Elément clés de cette nouvelle version du navigateur : la vitesse, dans le traitement du JavaScript , et plus généralement dans le temps de chargement des pages. L’explosion des applications Web a fait des performances JavaScript un axe d’amélioration des navigateurs. Mozilla a donc apporté un soin particulier aux capacités de son moteur TraceMonkey.
Et le résultat est là comme l’attestent les résultats du test SunSpider. Entre Firefox 3.0.11 et Firefox 3.5, les performances doublent. Firefox 3.0.11 bouclait le test en 4408 millisecondes. La dernière version le fait en 1950 millisecondes. Seuls Chrome (1094ms) et Safari 4 (1523ms) font mieux, même si Firefox présente une plus grande richesse fonctionnelle que Chrome, ce qui pourrait expliquer son retard. En la matière, Internet Explorer 8 est le moins efficace avec 8388ms. Opera 9.64 obtient lui 6923ms.
Autant le dire tout de suite : pour l’utilisateur, en apparence, peu de nouveautés seront directement visibles. Pourtant, sous le capot, c’est une véritable révolution. Même si les équipes de Mozilla n’ont pas souhaité appeler cette nouvelle version de Firefox « 4.0″, mais seulement « 3.5″. Tout un symbole ! Et cela aurait pu être pire : au départ, cette mouture devait prendre le numéro 3.1. Alors, quelles sont les innovations intéressantes de Firefox 3.5 ?
Rapidité et ergonomie
Selon Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, Firefox 3.5 est beaucoup plus rapide que ses prédécesseurs, notamment pour les applications gourmandes et complexes. De nouvelles fonctions font leur entrée pour la gestion des fenêtres. Les étourdis pourront désormais annuler la fermeture d’une fenêtre (c’était déjà possible pour les onglets). Les onglets peuvent être déplacés dans les fenêtres ou être transmis dans une nouvelle fenêtre. Une fonction de géolocalisation peut exploiter, avec l’autorisation de l’utilisateur, les données géographiques disponibles (adresse IP, connexion à un réseau Wi-Fi public, etc.) pour situer l’ordinateur sur une carte Google Maps.
Audio et Vidéo
Deux nouvelles balises HTML (le langage d’Internet) sont prises en charge par Firefox : <audio> et <video>. Pour simplifier, il s’agit de rendre cohérents les différents systèmes de rendu de fichiers multimédia sur Internet. Alors que des sites comme YouTube ou Dailymotion utilisent la technologie propriétaire Flash (d’Adobe), le World Wide Web Consortium, qui définit les standards du Web, souhaite que des formats libres soient adoptés : Ogg Vorbis et Ogg Theora. Avec ces nouvelles balises, tout est plus simple : il est par exemple possible de faire un clic droit sur une vidéo et de choisir « enregistrer la vidéo sous… », comme pour une photo.
Vie privée
Une nouveauté va ravir les utilisateurs de Firefox au bureau : le mode de navigation privée. Concrètement, il est possible de supprimer a posteriori l’historique et toutes les traces d’une navigation peu avouable, au bureau par exemple. Il est possible de supprimer site par site, ou d’éradiquer les traces des heures précédentes.
L’éditeur de Firefox espère « mettre à jour le Web », comme le précise le slogan : « upgrading the Web ». Mais pour cela, il faudra que les autres navigateurs suivent et prennent en charge les mêmes standards, notamment Internet Explorer de Microsoft. « Avec Firefox 3.5, nous voulons mettre une forte pression sur Internet Explorer », explique d’ailleurs au point.fr Tristan Nitot, président de Mozilla-Europe. La sortie de la nouvelle mouture est prévue mardi 30 juin dans la soirée, « si tout se passe bien », selon le représentant de Mozilla sur le Vieux Continent. Le téléchargement de Firefox est possible depuis le site de Mozilla Europe .
La version RC1 de Firefox 3.5 pour les développeurs est désormais disponible en téléchargement, indique la Fondation Mozilla sur une contribution blog dédiée. Selon ses auteurs, elle introduit plusieurs nouveautés en termes de fonctionnalités et une gestion améliorée d’une « grande variété » de standards du Web.
Pour les développeurs de sites et d’applications web, Firefox 3.5 ajoute la gestion des éléments HTML5 audio et video. Le mode déconnecté prend de l’importance : la nouvelle version du navigateur gère désormais la totalité de la spécification de ressources hors ligne de HTML5.
Autre nouveauté soulignée dans la contribution de la Fondation Mozilla : l’interface de programmation informatique (API) de Firefox 3.5 pour la fonction « glisser/déposer » d’HTML5 permet de gérer le « glisser/déposer » d’éléments à l’intérieur et entre des sites web.
En ce qui concerne les feuilles de style en cascade (Cascading Style Sheets ou CCS en anglais), une nouvelle règle a été établie concernant la gestion des polices téléchargeables et les requêtes de médias (medias queries) améliorent le traitement des feuilles de style destinées à des médias particuliers.
La liste ne s’arrête pas là : on trouve également des améliorations en ce qui concerne le Document Object Model (DOM) et l’intégration du JavaScript. Pêle-mêle, on trouve également la gestion de la correction de couleurs ICC pour les images balisées.
Autre originalité relevé dans cette même contribution : Firefox 3.5 permet le préchargement DNS. Une technique permettant de fixer la résolution de noms de domaine à l’avance pour les liens contenus dans la page courante afin de gagner du temps lorsque l’on cliquera dessus.
La précédente version bêta de Firefox 3.5 (Firefox 3.5 Beta 4) avait été présentée fin avril. La version finale pourrait êre dévoilée avant fin juillet.
La fondation Mozilla planche sur un nouveau projet de R&D autour de son navigateur. Baptisé Build Your Own Browser, il a pour but de permettre aux entreprises de se construire une version personnalisée de Firefox. Basé sur deux autres applications du Mozilla Lab (Personas et CCK – pour Client Customization Kit), ce programme permettra de personnaliser l’interface de l’application à ses couleurs (y ajouter son logo…), d’intégrer rapidement un ensemble de marques pages maison, de personnaliser la page d’accueil…